Une étude réalisée en mai 2002 auprès de 700 personnes âgées de 15 à 34 ans, donne une idée du comportement sexuel des Français. Ce n’est pas fameux ! Certes, les jeunes reconnaissent les dangers du Sida, mais ils ne s’en protègent pas toujours. Par ailleurs, ils sont peu informés sur les autres MST, comme l’herpès.
Il est important d’accentuer la sensibilisation des jeunes aux différentes MST, tant d’un point de vue informationnel que pratique.

Autrefois, mode de contraception très utilisé, puisque son usage remonte à l’Antiquité, le préservatif a retrouvé le gain d’intérêt que l’on sait avec l’apparition du sida dans les années 80. Il constitue en effet la seule protection efficace contre la transmission du virus lors des rapports sexuels. Disponibles en pharmacie, dans les grandes surfaces, dans les magasins spécialisés ou encore dans les distributeurs automatiques, les préservatifs se déclinent en différents modèles adaptés aux besoins et aux goûts de chacun. En 1997, plus de 100 millions d’unités ont été vendues en France. Et pourtant, une enquête réalisée par un fabricant de préservatifs, auprès de 1.000 personnes, a révélé que 14% d’entre elles ont reconnu avoir eu des rapports non protégés avec un nouveau partenaire au cours des 12 derniers mois ... Il est donc important de rappeler que chaque année, en France, 1.500 nouveaux cas de sida sont déclarés.
Il constitue à ce jour la seule méthode efficace de prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST), le sida en premier lieu, mais également l’herpès, l’hépatite B, la candidose et la chlamydiose.
Il est également un bon moyen de contraception, à condition de bien respecter ses règles d’utilisation, c’est-à-dire à chaque rapport et quelque soit la date du cycle, en suivant bien les recommandations de mise en place et de retrait. Son efficacité est alors supérieure à 95% et peut être d’ailleurs accrue en utilisant en même temps des spermicides (sous forme d’ovule, de crème ou d’éponge). Le préservatif peut également être utilisé en association avec la pilule ou le stérilet.
Dans tous les cas, choisissez bien un modèle portant les labels "NF" ou "CE", car ils vous garantissent qualité et conformité respectivement aux normes françaises ou européennes.
Le préservatif se présente comme un étui en latex qui mesure entre 16 et 22cm, avec un diamètre d’environ 3,5cm et une épaisseur d’environ 0,7mm. Une de ses extrémités est fermée, avec ou sans réservoir, l’autre est ouverte et renforcée par un bourrelet. Au moment de l’éjaculation, le sperme est recueilli dans le préservatif et ne vient donc pas au contact du vagin.
Son utilisation n’est pas compliquée, encore faut-il savoir comment procéder. Voici quelques recommandations pratiques pour vous y aider : la première règle à observer est de changer de préservatif à chaque nouveau rapport sexuel. Pensez également à le conserver dans son emballage, au sec et à l’abri de la chaleur, et aussi à bien vérifier sa date de péremption (n’utilisez pas un préservatif fabriqué il y a plus de 5 ans). Après l’avoir sorti de son emballage (en évitant de le déchirer avec les ongles ou des bagues), il faut le dérouler sur le pénis en érection, jusqu'à sa base. Sachez qu’il est possible d’utiliser un lubrifiant non gras à base d’eau ; en revanche, n’employez surtout pas de vaseline, huile ou pommade qui fragiliseraient le latex et risqueraient donc de le rendre perméable. Après l’éjaculation et avant la fin de l’érection, il faut le tenir à l’aide de deux doigts, pour que le préservatif reste bien en place jusqu’au retrait complet. Ensuite, faites un nœud et jetez le à la poubelle.
Si malgré les précautions prises, le préservatif se déchire ou fuit, le rapport n’est plus protégé et plusieurs mesures sont alors à prendre : la femme doit immédiatement mettre un produit spermicide dans le vagin et éventuellement prendre, dans les 72 heures, la "pilule du lendemain" disponible sans prescription médicale en pharmacie. Par ailleurs, s’il existe un risque important de contamination par le virus du sida, il faut rapidement se rendre à l’hôpital le plus proche qui proposera alors aux partenaires un traitement préventif adapté.
Il faut savoir qu’environ 1% de la population présente une allergie cutanée au latex et que les manifestations allergiques sont déclenchées par des contacts répétés avec des produits en latex. L’allergie au préservatif en latex entraîne une rougeur et un œdème (ou gonflement) de la peau de la verge, immédiatement ou dans les heures qui suivent son utilisation. Il faut alors consulter un médecin afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une allergie au latex. Dans ce cas, il conseillera d’utiliser des modèles hypoallergéniques, spécialement conçus pour minimiser les risques d’allergie. Il existe bien des préservatifs sans latex, mais n’ayant pas reçu de norme spécifique, ils ne sont pas disponibles en France pour le moment.

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