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Les communiqués recus par Alter Egaux
  • Le Conseil de Paris vote pour que le PACS soit célébré dans tous les arrondissements

    Le 21/10/2009 à 12:15Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Bonjour,

    Jeudi dernier, je rendais publique une lettre à Philippe Goujon, Député-Maire du 15e, pour lui demander une fois de plus, d’autoriser l’organisation de cérémonies de PACS, dans la mairie de cet arrondissement parisien, alors que le PACS célébrait ses 10 ans.

    C'est dans le même état d'esprit que j'ai créé ce groupe sur Facebook, "pour que toutes les mairies de France célèbrent le PACS" et je vous remercie de vous être mobilisé-e-s en le rejoignant.

    Je tenais à vous informer que dans la lignée de cette lettre et de ce groupe, le Conseil de Paris vient de voter un voeu afin que l’ensemble des mairies d’arrondissement procèdent à de telles cérémonies. 

    Sur mon blog, je vous livre ma réaction heureuse suite à cette décision :http://www.anne-hidalgo.net/Le-Conseil-de-Paris-vote-pour-que.html

    Je profite également de ce message pour vous inviter à continuer à être vigilant comme à vous mobiliser (notamment en invitant vos contacts à rejoindre ce groupe), afin que l’ensemble des mairies de France célèbrent enfin le PACS.

    A très bientôt,

    Anne Hidalgo
    Première Adjointe au Maire de Paris
    http://www.anne-hidalgo.net

    par yohandrian - tags : Paris, Mairie, PaCS
  • Brad Pitt: «Je me marierai quand ce sera légal pour tout le monde»

    Le 08/08/2009 à 17:16Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Par Sylvain Zimmermann vendredi 07 août 2009, à 15h24 | 1067 vues

    REVUE DE PRESSE. Grand défenseur du mariage gay, l'acteur américain a de nouveau déclaré qu’il ne se marierait avec Angelina Jolie que lorsque les homos le pourront aux Etats-Unis.

    Brad Pitt ParadeBrad Pitt l’a redit cette semaine dans une interview à Parade, un magazine du dimanche parmi les plus lus aux Etats-Unis: il n’épousera pas Angelina Jolie tant que les homos n’auront pas le droit de se marier. Depuis 2006, les «Brangelina», comme on les surnomme, se sont faits cette promesse et ils ont bien l'intention de la tenir. Alors, quand le journaliste de Parade relance le beau Brad sur le mariage, la star en pleine promo d'Inglourious Basterds réagit au quart de tour…

    «Je maintiens mes propos en dépit des mails haineux»
    «Quand on me demande si je vais me marier avec Angie, je réponds: 'Nous nous marierons peut-être quand ça sera légal pour tout le monde'. Je maintiens mes propos, même si je reçois des mails haineux provenant de groupes religieux. Ils disent que le mariage gay ruine les familles et blesse les enfants. J'ai eu le privilège de voir mes amis gays être parents et j'ai vu leurs enfants grandir».

    Toujours dans le même entretien, l’acteur américain avoue ne pas comprendre comment la proposition 8 - qui a interdit le mariage gay en Californie- a pu réussir à l'emporter: «C’est ridicule que la proposition 8 ait retiré le droit aux homosexuels de se marier! Je n’arrive pas à comprendre ce genre de haine. Peut-être que c’est la peur de l’inconnu.»

    Un enfant gay? Et alors?
    Et d'ajouter: «Vous avez besoin que la religion vous dise ce que vous devez penser à propos de l’homosexualité et du mariage ? Ils disent que l’homosexualité est un choix, un style de vie, quelque chose dont vous pouvez vous guérir et c’est complètement faux!» Le sex symbol insiste: «pensez-y simplement en tant que personne aimante. Comment vous sentiriez-vous si on vous disait que vous ne pouviez pas être avec la personne que vous aimez?»

    Brad Pitt conclut: «Est-ce que ça me dérangerait si l’un de mes enfants s’avérait être gay? Pas le moins du monde! [...] Je veux que mes enfants aient la vie qu’ils choisiront de vivre. Je veux qu’ils soient comblés, accomplis. J’espère apprendre à mes enfants à rester eux-mêmes quoi qu’il arrive.»

    Quelques extraits de l’interview accordée au magazine Parade ici.

    Photos: Parade.

    Info : têtu.com

  • Agression homophobe en pleine rue Serpenoise à Metz.

    Le 05/08/2009 à 22:11Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Lundi 3 Aout 2009 vers 20h, rue Serpenoise, une des rues les plus animées de Metz, une jeune fille homosexuelle a été agressée très violemment par trois individus de type nord africain.

    Tout a commencé par des injures: "Espèce de mec, viens sucer la queue de mon pote". La jeune fille ne baisse pas le regard et affronte donc, sans recours à la force, les trois hommes qui l'assénent de nombreux coups, dont certains à la nuque, devant une dizaine de passants qui sont restés indifférents à la situation et ne lui ont porté aucun secours.

    L'un des 3 agresseurs portait un bob Burberry, un autre une casquette. L'un d'eux était grand et mince, un autre petit et de corpulence moyenne, enfin le dernier était de taille moyenne et assez rond.
    Elle est donc ressortie de l'hôpital avec une minerve, et plusieurs jours d'ITT: deux jours donnés par l'hôpital mais portés à quatre par son médecin traitant.

    Je suis de tout coeur avec cette jeune fille. Je lui souhaite un bon rétablissement en espérant biensûr que ces trois garçons seront arrêtés, jugés rapidement et condamnés comme il se doit.

    Merci pour tous vos commentaires qu'elle lit et qui la motive à se battre. Pour cela, l'association Couleurs gaies organise un rassemblement le samedi 08 Aout à 15h, près de la colonne Merten (en face du Virgin), rue Serpenoise à Metz. Je compte sur votre présence et vous précise que vous pouvez consulter également la page de Couleurs gaies sur facebook ou le site: www.couleursgaies.org

    Thierry Reinhard alias Rebecca (transformiste) et ami de la victime.


  • Contre la Réintroduction de Lois Raciales en Europe

    Le 21/07/2009 à 10:16Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    A l'opinion publique démocratique européenne et la Presse qui la tient informée

     

    Les événements en Italie ont toujours eu - pour le meilleur ou le pire - une influence extraordinaire sur l'ensemble de société européenne, de la Renaissance italienne au Fascisme.

    Mais, trop souvent, l'Europe n'a pas pris conscience de ces événements à temps.

    Actuellement, une grande attention est portée, dans des journaux européens majeurs, sur quelques aspects de la crise qui a englouti notre pays. Mais nous croyons que c'est notre devoir - le devoir de tous ceux qui vivent en Italie - d'informer l'opinion publique européenne sur d'autres aspects alarmants qui n'ont pas suscité un tel intérêt, comme le projet de loi proposé par le Gouvernement italien, appelé "le Décret de Sécurité". Si elle n'est pas empêchée, cette loi court le risque de défigurer l'image de l'Europe et de provoquer une rechute sévère des droits de l'homme dans le monde entier.

    Le Gouvernement Berlusconi, utilisant la sécurité comme prétexte, a imposé à notre Parlement - dont il a le plein contrôle - l'adoption de lois discriminantes contre les immigrés, des lois comme nous n'en avions pas vu dans ce pays depuis les lois raciales fascistes.

    La victime de la discrimination a changé : ce ne sont plus les Juifs, mais la population immigrée irrégulière, des centaines de milliers de personnes. Mais les mesures discriminantes n'ont pas changé : par exemple, ces nouvelles lois peuvent interdire des mariages mixtes.

    Une telle interdiction empêcherait les personnes d'exercer un droit fondamental, le droit de se marier sans contrainte de nature ethnique ou religieuse. Les victimes de discrimination auraient ce droit refusé sur la simple base de leur nationalité. Sans oublier le fait qu'il sera également refusé aux italiens le droit d'épouser la personne de leur choix.

    Une autre loi contenue dans le décret - encore plus abusive vis à vis des droits de l'homme et la dignité - est l'interdiction pour des femmes étrangères qui n'ont pas de papiers (délit administratif) de reconnaître leurs enfants à la naissance. Ainsi, les enfants nés de femmes étrangères sans-papiers, en vertu d'une décision politique par une majorité provisoire, seront pour leur vie entière les enfants de parents inconnus, ils peuvent être enlevés à leur propre mère à la naissance et placés sous la garde de l'État.

    Non même le Fascisme n'a pas été aussi loin que cela! Les Lois Raciales présentées par le Régime en 1938 n'ont pas soustrait d'enfants à leurs mères juives, ils n'ont pas incité non plus les mères à abandonner leur enfant plutôt que de se le voir confisquer par l'État.

    Nous ne nous adresserions pas à l'opinion publique européenne si la gravité de ces mesures n'était pas telle qu'elle dépasse les frontières nationales, appelant à une réaction celles et ceux qui croient en notre humanité partagée. L'Europe ne peut pas accepter qu'un de ses membres fondateurs régresse à un niveau primitif d'organisation sociale, contredisant la loi internationale et mêmes les principes sur lesquels l'union politique européenne s'est fondée.

    C'est dans l'intérêt de chacun d'entre nous que cela ne passe pas. Ca nous déshonorerait tous.

    L'opinion publique démocratique européenne doit prendre conscience de la maladie qui ravage l'Italie et agir vite pour qu'elle ne s'étende pas plus loin.

    Nous sommes confiants en chacun d'entre vous pour choisir une façon efficace de démontrer votre opposition.

     

    Roma, 29 juin, 2009

    Andrea Camilleri, Antonio Tabucchi, Dacia Maraini, Dario Fo, Franca Rame, Moni Ovadia, Maurizio Scaparro, Gianni Amelio

    Traduction : les Damnés de la Terre

     

  • Pour la pleine Séparation de l'Enseignement public et des écoles privées !

    Le 06/05/2009 à 11:24Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
    Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)
    10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS
    Tél : 01 46 34 21 50 - Fax : 01 46 34 21 84
    Courriel : « libre.pensee@wanadoo.fr »

     

    -         COMMUNIQUÉ         -

    Pour la pleine Séparation de l’'Enseignement public et des écoles privées !



    Nous avons pris connaissance, par nos Fédérations départementales de la Région Rhône-Alpes, d’'une atteinte très grave à la laïcité. Pour la première fois, le Rectorat de Grenoble a décidé qu’un grand nombre de lycées privés seront centres d’'examen pour le baccalauréat 2009. La Fédération Nationale de la Libre Pensée ne peut accepter que les élèves passent les épreuves du Baccalauréat, diplôme national et républicain, avec un crucifix au dessus de leur tête ou qu’'un employé de l’'évêché du diocèse soit le maître à bord lors des examens et donne des ordres aux enseignants fonctionnaires.

    L'’État français possède le monopole national de la collation des grades. Le baccalauréat est un diplôme d’état, et le principe républicain établit que seuls les établissements laïques qui accueillent tous les élèves sans exception sont habilités pour être les centres d’examens et concours d’État. Selon la Loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l’'enseignement supérieur (Art. 1er) : « Les examens et épreuves pratiques qui déterminent la collation des grades ne peuvent être subis que devant les facultés de l’'État ».

    Notre organisation défend la Loi de Séparation des Églises et de l'’État et, à ce titre, demande l’abrogation de toutes les lois antilaïques, en particulier de la loi Debré qui, la première, a permis de considérer de fait les établissements confessionnels comme participant au service public. Elle considère que cette mesure est une atteinte supplémentaire à la laïcité de l’'École.

    C'est pourquoi la Libre Pensée s’'est adressé à Monsieur le Recteur, Madame et Monsieur les Inspecteurs d’Académie de l’'Ardèche et de la Drôme, pour qu’'ils reviennent sur cette décision. En tout état de cause, il leur appartient d'assurer la neutralité des centres d'examen et l'égalité des candidats, quelles que soient leurs convictions, pour éviter tout préjudice susceptible de faire grief, ou, ce qui est tout aussi grave, d'affecter la liberté de conscience des élèves ou des surveillants des épreuves.

    Enfin, il ne saurait être question que les employés des associations confessionnelles qui dirigent les établissements privés, soient subrogés dans les attributions hiérarchiques des proviseurs et puissent convoquer les fonctionnaires de la République ou leur donner des ordres.

    Après la signature, le 18 décembre 2008 d’un accord diplomatique sur la reconnaissance des diplômes de « l’'enseignement supérieur » catholique, au nom du processus de Bologne, initié par l’Union européenne, un pas de plus est franchi.

    La France n’'est pas l’Italie : nous ne voulons pas d’'affaire Franco Coppoli en France (professeur sanctionné pour avoir refusé la présence d’un signe religieux dans une salle de classe). C’est aussi pourquoi, la Libre Pensée a fait interdire, par le Tribunal administratif, la présence d’un crucifix dans la cantine municipale de la commune de Wandignies-Hamage dans le département du Nord. La Libre Pensée s’'est adressé officiellement à madame Alliot-Marie, ministre de l’'Intérieur, pour qu’elle ordonne au Préfet de faire exécution du jugement. En effet, Madame le Ministre semble plus prompte à faire expulser les travailleurs immigrés qu’à faire appliquer la loi laïque et républicaine dans nos institutions.

    La Libre Pensée n’'acceptera jamais ce qu’elle a combattu hier

    Depuis l’'avènement de la Loi Debré, la Libre Pensée a toujours refusé les lois antilaïques. Elle est toujours restée fidèle au mot d’ordre républicain « Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée ». C’est pourquoi, dès 1983, elle a manifesté publiquement sa totale opposition au projet du « Grand Service public unifié » dit projet « Savary » qui visait à unifier l’'enseignement public et l’'enseignement privé sur le mode de fonctionnement des écoles catholiques.

    La loi Jospin de 1989, les Accords Lang-Cloupet, les concours publics passés dans les écoles privées, les crucifix dans les locaux scolaires, la reconnaissance des diplômes catholiques, tout cela participe de l'’unification de l’'enseignement public avec les écoles catholiques. C’'est une nouvelle offensive contre la laïcité de l’'École publique et de l’État.

    À l’'heure où d’aucuns en appellent à nouveau à un « grand service public d’éducation, unifié et laïque, national et rénové », la Libre Pensée indique clairement qu’'elle ne sera pas partie prenante de cette nouvelle trahison.

    Elle appelle tous les laïques et leurs associations à se mobiliser pour la défense du principe de Séparation des Églises et de l’'État, tel qu'’il est institutionnalisé par la loi du 9 décembre 1905 !

    Pas de patrons, pas de curés à l’École laïque !
    Pas d'examens publics, pas de "collation des grades" par et dans les écoles des curés !

     

    Paris, le 30 Avril 2009

     

  • L'Elysée bénit les diplômes cathos ...

    Le 06/05/2009 à 11:15Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Encore un truc  énorme dont aucun média ne parle …. Choquant !!!

    Canard enchaîné du 22 avril

    L'Elysée bénit les diplômes cathos

    Sarko vient donc de torpiller un des piliers de la laïcité. Un décret du psident de la Répu­blique, paru le 19 avril au «Jour­nal officiel », abolit de facto une vieille loi de 1880 qui enlevait aux établissements catholiques le droit de distribuer des diplômes uni­versitaires reconnus par l'Etat. Le décret légalise les termes d'un accord, signé le 18 décembre der­nier, entre le Saint-Siège et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner portant sur la reconnaissance mutuelle des diplômes. Désormais, seul un hypothétique recours devant le Conseil d'Etat pourrait faire capo­ter cette œuvre pie.

    L'accord s'applique, en effet, aussi bien sur le territoire du Vati­can qu'en France aux « universi­tés catholiques, facultés ecclé­siastiques et établissements supérieurs dûment habilis par le Saint-Sge ». En clair: les facs cathos, qui enseignent aussi bien la théologie que la médecine, les lettres, le droit ou lconomie, pourront, elles aussi, délivrer des doctorats, des masters ou des licences.

    Devant les protestations des présidents d'université, Kouchner et sa collègue des universis, Valérie Pécresse, avaient enclen­ché, en janvier dernier, une timide marLire la suite ...

  • Racisme à l'italienne

    Le 19/04/2009 à 12:32Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Insultes, passages à tabac, assassinats... Depuis un an, les exactions contre les étrangers se multiplient dans la Péninsule. Avec la bénédiction de la très xénophobe Ligue du Nord, alliée de Silvio Berlusconi.

    Banlieue de Rome, 1er février. De retour d’une soirée très arrosée, trois jeunes Italiens croisent Navtej Singh Sindu (35 ans), un SDF d’origine indienne paisiblement endormi à la gare de Nettuno. Ils lui demandent de l’argent, puis le rouent de coups, l’aspergent d’essence et tentent de le brûler vif. « On voulait juste éprouver une émotion forte pour finir la soirée. » C’est en ces termes hallucinants que l’un d’eux tentera d’expliquer aux carabiniers venus l’arrêter le mobile de son crime…

    La veille, à Civitavecchia, pas très loin de là, un inspecteur de police avait abattu de sang-froid, avec son arme de service, un voisin sénégalais, Cheikh Mory Diouf (43 ans), pour une banale querelle de voisinage…

    Insultes, passages à tabac, meurtres… Depuis un an, les exactions xénophobes se multiplient dans toute l’Italie. Elles vont bien au-delà des quolibets lancés, dans les stades, à l’adresse des footballeurs africains. Tout a commencé, au printemps 2008, avec les incendies – volontaires – de plusieurs camps de Tziganes. En septembre, le Burkinabè Abdul Guibré (19 ans) est massacré à coups de barre de fer par les gérants d’un snack-bar à qui il avait dérobé un paquet de biscuits. « Sale nègre », auraient, selon plusieurs témoins, hurlé les meurtriers. À la fin du même mois, à Naples, six Africains sont criblés de balles par des tueurs de la Camorra. Deux d’entre eux avaient semble-t-il omis d’acquitter le pizzo, « l’impôt » perçu par les Casalesi, une « famille » mafieuse locale, sur le trafic de drogue.

    Pourquoi tant de haine ? Dans les médias, sociologues, ecclésiastiques et responsables politiques se perdent en conjectures. Mais tout le monde est à peu près d’accord pour souligner l’augmentation vertigineuse des flux migratoires au cours de la dernière décennie. Naguère terre d’émigration (vers les États-Unis, l’Amérique du Sud et le reste de l’Europe), l’Italie est aujourd’hui le pays de l’UE où l’immigration progresse le plus rapidement.

    Décomplexé

    Quelque 500 000 étrangers y débarquent chaque année, légalement ou non. Selon les ONG Caritas et Migrantes, ces derniers étaient en 2008 plus de 4 millions, pour une population totale de 60 millions d’habitants, soit un peu plus que la moyenne européenne. Les Roumains sont les plus nombreux (1,6 million de personnes), devant les Albanais (402 000), les Marocains (366 000), les Chinois et les Ukrainiens (environ 150 000). À Milan, la grande métropole industrielle du Nord, 14 % de la population est étrangère – et un enfant sur quatre, ce qui augure un avenir métissé. À Rome, le pourcentage dépasse les 10 %.

    Certains ne le supportent pas. Et notamment les militants de la Ligue du Nord, parti ouvertement xénophobe fondé en 1989 par Umberto Bossi. Membre de la coalition au pouvoir, cette formation prône « la méchanceté à l’égard des clandestins », le fichage des empreintes des jeunes Tziganes, des peines de cinq ans de prison pour les sans-papiers, etc. On voit le style. Partout où il est question de construire une mosquée, ses partisans les plus extrémistes vont jusqu’à faire uriner des porcs. Devenue la troisième force politique du pays, la Ligue gagne du terrain dans le centre du pays, vieux fief de la gauche, et influe sur la politique du gouvernement.

    Pour Massimo Giannini, directeur adjoint de La Repubblica et auteur de Lo statista. Il Ventennio berlusconiano tra fascismo e populismo*, le règne de Silvio Berlusconi finit par évoquer celui de Benito Mussolini. Il dénonce l’apparition, encouragée par une politique et des déclarations publiques qui frisent l’inconscience, d’un racisme décomplexé. Il est vrai qu’au-delà de ses plaisanteries douteuses sur le « bronzage » de Barack Obama le président du Conseil multiplie les gestes d’exclusion visant les étrangers.

    « Nous sommes des médecins, pas des délateurs ! » Sur les murs des cabinets de consultation et dans les hôpitaux, les professionnels de santé organisent la résistance. L’objet de leur indignation ? L’adoption, à la mi-février, d’un amendement à la loi de 1998 qui les autorise à dénoncer leurs patients immigrés en situation irrégulière. Jusqu’à présent, la législation garantissait aux sans-papiers l’accès aux soins et aux centres de santé publique. Et interdisait expressément aux praticiens de signaler l’étranger « hors la loi » aux pouvoirs publics, sauf dans le cas de blessures consécutives à un délit ou à un crime.

    « C’est une dérive intolérable, s’insurge Paul, un médecin d’origine nigériane. La grande majorité du corps médical n’a aucune intention de jouer les officiers de police. Et puis, tout cela crée un vrai problème de santé publique : faute de pouvoir se faire soigner, les clandestins propageront inévitablement les maladies. »

    Installé en Italie depuis vingt-huit ans, Paul ne reconnaît plus le pays de Cocagne qu’il a connu à son arrivée : « J’ai été accueilli à bras ouverts. Il y avait du travail pour tous les gens de bonne volonté. Aujourd’hui, c’est la crise, le coût de la vie augmente, le chômage aussi, beaucoup sont contraints de cumuler un emploi officiel et un job informel. Nous sommes devenus des boucs émissaires. On le sent dans le regard des Italiens, au restaurant, dans les transports en commun, les terrains de sport… »

    Le 19 février, l’inquiétude des étrangers est montée d’un cran après l’adoption en Conseil des ministres d’un décret-loi légalisant les rondes nocturnes de citoyens instaurées par la Ligue du Nord. Vêtus de chemises vertes, la couleur du parti, ces « justiciers » terrorisent les « extracommunautaires ». C’est-à-dire les non-Européens. Leurs cibles privilégiées ? Les sans-papiers et les prostituées. Heureusement, ils sont désormais placés sous le contrôle des maires et reliés aux commissariats. Surtout, ils n’ont pas le droit de porter une arme.

    D’autres mesures durcissant les conditions du regroupement familial, de l’obtention de la nationalité italienne et de l’installation des Roms (Tziganes) dans le pays sont attendues. Les autorités veulent même expulser tous les Roumains soupçonnés de crimes. Il est vrai qu’un sixième des plaintes pour vol et recel, prostitution, extorsion de fonds et contrebande les concernent. Devant la violence des représailles – une vingtaine d’agressions contre des membres de la communauté, ces dernières semaines –, Cristian Diaconescu, le ministre roumain des Affaires étrangères, a fait part de son inquiétude à son homologue italien, le 23 février, à Rome. Les polices des deux pays se sont engagées à améliorer leur coopération, mais la question de l’emprisonnement des criminels n’est toujours pas réglée. « Pas de retour en Roumanie avant leur condamnation définitive par la justice italienne », soutient Bucarest.

    « La mauvaise conduite de certains des nôtres, dont les médias se font très largement l’écho, nuit à l’ensemble des immigrés, reconnaît Insa Ndiaye, représentant du Sénégal au Conseil des étrangers de la ville de Rome. Mais la solution n’est pas de nous expulser ou de nous stigmatiser : il faut nous impliquer plus fortement dans la vie de la société. » Une des premières étapes pourrait être d’accorder le droit de vote aux étrangers lors des élections locales…

    Tel n’est manifestement pas l’intention de Silvio Berlusconi, crédité de 60 % d’opinions favorables dans les sondages. La gauche y est certes favorable, mais, plombée par de vilaines affaires de corruption et menacée d’éclatement après la démission de Walter Veltroni, son ancien leader, est-elle encore écoutée ? De toute façon, elle a, elle aussi, tendance à durcir son discours sécuritaire.

    « Attention à votre scooter ! »

    Dans ce contexte, comment s’étonner de la multiplication des comportements racistes ? « Ne laissez pas votre scooter n’importe où, avec tous ces étrangers, vous risquez de vous le faire voler. Ils sont sales, ils font la manche à longueur de journée et n’envoient pas leurs enfants à l’école », explique par exemple Gianluca, loueur de deux-roues installé dans le centre de Rome.

    « Dans nos villages, nos usines et nos champs, les immigrés participent au développement économique, plaide à l’inverse Paolo Ciani, de la communauté catholique de Sant’Egidio. Ils versent annuellement quelque 4 milliards d’euros de taxes, soit beaucoup plus que les aides diverses – environ 1 milliard d’euros – dont ils bénéficient. »

    Dans le bâtiment et l’agriculture, les étrangers constituent les gros bataillons de la main-d’œuvre. Mais leur rôle ne se limite pas à cela. Depuis le début de la décennie, ils créent aussi des entreprises, ce qui prouve leur enracinement. Les plus entreprenants sont les Marocains, devant les Roumains, les Chinois et les Albanais. L’avenir de l’Italie n’est plus imaginable sans les immigrés. En 2050, les nationaux d’origine étrangère y seront plus de 10 millions. Ce qui signifie qu’elle a le plus urgent besoin de stratégies d’intégration à long terme.

     

    * L'homme d'Etat. Les vingt années de Berlusconi entre fascisme et populisme.

    Racisme à l'italienne© Jeune Afrique

    Communié AFD France

    par Yohan - tags : Racisme, Italie, Néo Nazis,
  • réaction de la France suite aux propos du Pape

    Le 18/03/2009 à 18:52Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le Quai d'Orsay a dit redouter les conséquences des déclarations du pape sur la recherche contre le sida. Une réaction de taille qui s'ajoute à celles de nombreux hommes politiques et associations, consternés par la position soutenue par Benoît 16. Le point sur les dernières réactions.

    Lire la suite ...

  • Communiqué de la Ville de Nancy : Jean Pierre Humblot

    Le 13/02/2009 à 12:54Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    Nancy, le 11 février 2009                                                  

    A : la rédaction

     

    Communiqué de presse

     

    La Ville de Nancy souhaite apporter un correctif suite aux fausses informations mentionnées dans l’article intitulé « Homophobie » publié, mercredi 11 février 2009, dans L’Est Républicain à la rubrique « Point Chaud ».

     

    La stèle en hommage à Jean-Pierre Humblot n’a jamais disparu. Les dégradations qu’elle a subi ont été effacées et la plaque gravée a été changée dans les plus brefs délais par les services de la ville. Une attention toute particulière est apportée à ce lieu témoin du calvaire enduré par M. Humblot en 2003.

     

    Madame Lucienne Redercher, adjointe au Maire en charge des Droits de l’Homme, de l’intégration et de la lutte contre les discriminations a souhaité réunir l’ensemble des partenaires associatifs le 29 janvier dernier et leur a proposé la pose d’une nouvelle stèle en granite érigée en hommage à Monsieur Humblot en  lieu et place de la stèle en bois. A l’unanimité cette idée a été acceptée par les associations et c’est ensemble qu’ils ont convenu de la pose officielle le 17 mai 2009, journée internationale de lutte contre l’homophobie.

     

    Rappel pour mémoire des différentes actions menées par la Ville de Nancy :

     

    Le 17 mai 2005, à l’occasion de la 1ère journée mondiale contre l’homophobie, André Rossinot, Maire de Nancy avait reçu officiellement les représentants de l’association nancéienne « Homonymes », créée en 1994 et qui comptait 70 adhérents. A l’issue de cette rencontre, la municipalité avait installé une plaque commémorative à la mémoire de Monsieur Jean-Pierre Humblot, victime d’un odieux crime homophobe, à proximité du canal.

     

    Depuis lors, chaque 1er août une cérémonie à la mémoire de JP Humblot est organisée par la Ville de Nancy avec ses partenaires associatifs et institutionnels : Alter Egaux, Couleurs Gaies (Metz), David et Jonathan, Equinoxe, Les Joyeux Reporters, Lesbiensnées et Trans’Aide.

     

    Le 1er juillet 2008, André Rossinot et Lucienne Redercher ont exprimé leur vive indignation et ont condamné fermement l’odieuse dégradation à caractère homophobe de la stèle dédiée à Monsieur Jean-Pierre Humblot. Forte de ses valeurs et des ses engagements, la Ville de Nancy avait réaffirmé sa détermination à lutter contre tous les actes homophobes et xénophobes.

     

    La stèle a été dégradée une seconde fois le 14 septembre 2008 occasionnant la dépose d’une nouvelle plainte de la Ville de Nancy auprès du procureur.

     

    Contact presse : Laurence Gillot au 03.83.85.31.75 ou 06.25.63.83.36

    06.25.63.83.36

  • Mariage homo en vue...

    Le 04/02/2009 à 08:48Communiqués extérieursCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Bonjour,

    Nous souhaitons redémarrer le débat sur le mariage Gay et Lesbien, on sait que ça ne sera pas simple, surtout avec Christine Boutin au gouvernement ! Mais il faut qu'on se batte ! On voit encore trop d'homophobie et tant que la loi française ne sera pas la même pour tous, nous ne voyons pas comment cela peut s'arranger. Nous habitons l'île de La Réunion, nous vivons ensemble depuis longtemps, nous nenous cachons pas et nous n'avons vraiment pas de problèmes avec la visibilité de notre orientation sexuelle. Ce n'est pas le cas de tous ! Nous avons rencontré Gilbert Annette le maire de Saint Denis de La Réunion ainsi que Erika Bareigts sa 2eme adjointe (amie d'enfance de Luciano) qui sont entièrement d'accords pour relancer le débat et annoncer notre mariage. Nous sommes conscients que l'expérience de Noël Mamère devrait nous conduire à ne pas le faire, le mariage ayant été invalidé et le maire sanctionné. Mais nous pensons qu'il faut refaire la démarche, peut être s'arrêter juste avant de signer le registre pour ne pas sanctionner le maire, et surtout il faut qu'on soit nombreux. Si un peu partout en France et France d'Outre Mer, il y a des maires (de droite et de gauche) qui acceptent de marier des couples homo qui le désirent, ça aura beaucoup plus d'impact sur l'opinion qui dans l'ensemble est plutôt favorable au mariage.
    Nous avons prévu notre mariage le mercredi 28 octobre, pendant les vacances de Toussaint, en plein milieu de semaine afin de ne pas être "dérangés" par d'autres mariages (vendredi et samedi c'est plein !); avant les vacances d'été de métropole, ça nous parait un peu juste pour lancer le débat, trouver couples et maires ok; pendant les vacances, tout le monde aura la tète ailleurs.
    Nous ne ferons notre mariage que si le débat s'installe et si nous sommes nombreux à le faire. Nous rêvons d'un mercredi 28 octobre au couleur arc en ciel !
    Qu'en pensez vous ?

    Luciano Benoiton et Christian Robert

    ps. nous avons contacté toutes les associations répertoriées par Têtu comme vous pouvez le constater mais notre fournisseur internet ne nous permet pas de faire des envois avec trop d'adresses, elles ont donc été réparties en plusieurs envois (environ 120 adresses). Nous avons déjà écrit à Noël Mamère mais pas aux maires ouvertement pro mariage gay: nous attendons de voir vos réactions, vos motivations et après tout, c'est à chacun de trouver son maire !! Là encore merci de nous signaler si vous transférer notre mail.

    Il nous parait aussi important de pouvoir contacter les journalistes, les artistes le moment venu et toute initiative sera la bienvenue !  
    mais pas tout de suite !!
    Enfin, bien qu'apparemment on lance le débat de nouveau, nous ne souhaitons pas être au coeur de la presse people, on aura bien à faire ici le moment venu ! Nous ne souhaitons pas la vedette, il faut qu'on se lève tous en même temps pour réclamer ce mariage tous en même temps pour réclamer ce mariage

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