Plus dur à prononcer, mais plus facile à assumer pour le gouvernement.
Demandez à un homme de gauche de vous parler des valeurs de la République, il sera intarissable et souvent émouvant. Dites-lui que tout cela forme l'identité d'un peuple, il commencera à vous regarder de travers. Et ajoutez que cette « identité nationale » est la grandeur de la France, il vous tournera le dos. Nicolas Sarkozy connaît par cœur la gauche française, ses tabous et ses contradictions. Et c'est bien pourquoi il lance aujourd'hui, par l'intermédiaire d'un ancien responsable PS, Éric Besson, ce grand débat sur l'identité nationale. Le PS n'a que des coups à prendre. Pourtant, s'ils n'avaient pas peur de leur ombre, les socialistes pourraient se saisir de ce débat d'une façon volontariste et en profiter pour remettre leurs idées au clair. Au lieu de dire, comme Vincent Peillon, que la burqa «ne menace pas» l'identité du pays alors que chacun est persuadé du contraire, ils pourraient s'interroger sur les dérives du communautarisme, qui jour après jour ronge la chère «République une et indivisible». Il est arrivé souvent à Jean-Pierre Chevènement de tempêter contre cette gauche oublieuse de son histoire et de son corps de doctrine, mais ce fut en vain. Il y a vingt-cinq ans, alors ministre de l'Éducation, il avait suggéré que l'on chante La Marseillaise à l'école. Ses camarades d'alors lui avaient conseillé de calmer ses ardeurs républicaines. Un quart de siècle plus tard, alors que l'immigration a profondément changé la physionomie de la France, que la mondialisation est un fait, s'interroger sur l'identité nationale n'est pas saugrenu. C'est, par exemple, ce qui anime le maire PCF de Vénissieux, André Gerin, quand il lance le débat sur l'interdiction de la burqa. Il explique fréquemment que dans sa commune on parle et pratique toutes les langues et toutes les religions du monde, et que si on ne définit pas quelques valeurs communes, on court à la catastrophe. On connaît beaucoup de maires socialistes, de petites ou de grandes villes, qui en privé disent la même chose mais se taisent en public « pour ne pas faire le jeu du Front national ». Cette politique de l'autruche leur a valu le cuisant 21 avril 2002 et la défiance de la classe ouvrière. À cinq mois des régionales, il y a bien sûr dans le lancement de ce débat une part de tactique. Quand Mitterrand, avant chaque élection, évoquait le droit de vote pour les immigrés dans le but de favoriser le vote FN et d'affaiblir la droite, on criait au génie politique. Nicolas Sarkozy n'est pas obligé d'être moins habile que son prédécesseur.
EDITO - «Alors que l'immigration a profondément changé la physionomie de la France, que la mondialisation est un fait, s'interroger sur l'identité nationale n'est pas saugrenu». Par Paul-Henri du Limbert.
NB : Ce texte est un point de vue extérieur à l'Observatoire du communautarisme. Il est publié dans la rubrique "Contradictions" qui est ouverte aux tribunes libres et aux critiques du travail et de la production de l'Observatoire.
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Il est affligeant de constater le niveau atteint par la soi-disant communauté homosexuelle sur le plan politique.
Il aurait suffit pour un hétérosexuel de prononcer cette phrase pour qu'il soit tout de suite taxé d'homophobie. Mais le truc c'est que ce constat je le fais moi même en tant qu'homosexuel. Cela dit, ça n'empêchera pas les activistes communautaristes gay de me traiter d'homophobe aussi. Pour eux, un "détracteur" hétérosexuel est homophobe car il voue une haine à celui qui est différent, et le détracteur homosexuel par contre, est homophobe car il voue une haine à lui-même et donc à ses semblables. En temps de guerre ils appelleraient le premier l'ennemi, et le second le traître.
Il a toujours été simple pour les activistes gay de simplifier les choses à ce point, ou de les exagérer. Cela vient tout simplement de leur absence d'arguments convaincants pour faire avancer leur agenda politique. Donc pour faire plier la société et le pouvoir politique, il n'ont qu'une seule arme de combat : l'accusation d'homophobie ! Pour eux, l'homophobie c'est la haine tenace et éternelle que voue la société aux homosexuels pour le simple fait qu'ils sont attirés par une personne de même sexe. Très franchement, cette homophobie n'existe pas si on enlève évidemment les quelques rares extrémistes et autres agités du bulbe qui, rappelons-le, ne s'attaquent pas seulement aux homosexuels. La plupart des gens sont indifférents aux homosexuels tant qu'ils ne les heurtent pas.
Si l'homophobie existe, il faut alors la chercher ailleurs.
L'homophobie que tous les homosexuels ont connue, ce fut, dans une certaine période de leur vie, la peur d'admettre ce qu'ils sont. La peur de l'homosexualité qui conduit la plupart d'entre nous à "refouler" leur sexualité pendant un certain temps.
Ce comportement ridicule des activistes gay se reflète bien dans leur activisme lui-même. Il est entièrement basé sur la culpabilisation de la société, et comme je l'ai dis plus haut, l'accusation d'homophobie qui est suspendue comme une épée de Damoclès au-dessus de chaque table de débat. Face à l'apathie ou l'indifférence de beaucoup d'homosexuels, les activistes gay ont pu se former en lobby et ont pris la parole au nom de tous, alors que rien ne rend légitime ce statut. A partir de là s'est formée une nébuleuse rose qui étend tous ses tentacules sur plusieurs domaines.
Dans le domaine politique, la "Marche des Fiertés Gay, Lesbiennes Trans et Bi", anciennement appelée "Gay Pride", est l'exemple même de ce militantisme inquisiteur. L'épreuve de force démontrée dans ce défilé -qui est loin d'être représentatif des Français homosexuels- repose sur l'embrigadement des manifestants dans des manipulations politiques. C'est tout devant, en tête de cortège, qu'il faut aller pour apercevoir les tireurs de ficelles. Associations, politiciens -originellement de gauche mais de plus en plus rejoints par la droite (système de rivalité des partis oblige)- et lobbies commerciaux défilent dans le seul but qu'ils ont en commun : leur propre intérêt égoïste. Mais évidement, pour voiler ces intérêts égoïstes, il faut les présenter de manière "humanitaire" et "solidaire" de la souffrance imaginaire des homosexuels face à la cruauté de la société de nos temps modernes, en imposant des revendications comme le mariage et l'adoption pour les homosexuels, ou encore des lois anti-homophobie qui, vu combien elles sont élargies par les communautaristes gay, me mèneraient droit en prison pour cet article. Le magazine Têtu étant l'organe de propagande et Act Up la milice armée, le totalitarisme rose semble émerger petit à petit.
Dans le domaine culturo-économique, on retrouve ce fameux magazine qui n'est là que pour enrôler la jeunesse homosexuelle dans de nouvelles croisades du bien contre le mal. Une propagande conformiste est entretenue envers les homosexuels et surtout les plus jeunes pour leur faire croire, que face à la terreur homophobe, ils doivent se considérer comme une communauté et suivre aveuglément ses chefs. Car l'union fait la force. D'où la construction de ce système communautaire et culturel autour des homosexuels. Selon les communautaristes roses, les homosexuels sont une Nation (le fondateur américain d’Act Up, Larry Kramer, dit "Our People" en parlant des homos !) avec son histoire, sa culture, son drapeau (arc-en-ciel), etc.
L'homosexualité n'est qu'une caractéristique relevant du domaine privé. Cela vaut pour chaque personne et il est tout simplement logique d'admettre que cette supposée communauté n'est rien d'autre qu'un mythe qui ne peut être entretenu que par l'illusion, la manipulation et cette mise en scène systématique du danger commun : l'homophobie et l'hostilité de l'Autre.
En découle un des pires aspects de cette communautarisation : le Milieu gay. Une spirale infernale alimentée par l'appât du gain, et la présence constante de la consommation et du Sex rapide et facile. Un conglomérat qui fut d'abord présenté comme une solution à l'isolation des homosexuels avant "la tolérance officielle" des années 80, mais qui s'est révélé être la pire forme de vie d'un groupe de population et qui, si elle devait s'étendre en-dehors de sa base parisienne (pour l'instant) aux homos qui sont déjà trop nombreux à en être dépendants, représenterait tout ce qu'il y a de plus déshumanisant et méprisant pour les homosexuels.
En sortant de ce brouillard rosâtre, on peut donc constater que ce n'est pas l'homophobie imaginaire qui menace et nuit aux homosexuels, mais plutôt ce que l'égoïsme et la soif de pouvoir du communautarisme gay ont contribué à construire.
Des militants homosexuels manifestent
contre l'homophobie devant le siège du parlement
à Montevideo, le 17 mai 2007
De Yanina OLIVERA (AFP)
MONTEVIDEO — L'Uruguay confirme son statut de pionnier en matière de moeurs en Amérique latine, en étant le premier pays de cette région plutôt conservatrice en passe d'autoriser l'adoption par les couples homosexuels.
La chambre des députés de ce petit pays de 3,4 millions d'habitants a adopté jeudi un projet de loi en ce sens "par 40 voix sur 53", a déclaré à l'AFP Jaime Trobo, député du parti national (opposition).
Le texte doit encore retourner au Sénat, puisque les députés ont apporté quelques modifications de pure forme au projet initial, mais il s'agit d'une formalité puisque la chambre haute l'avait déjà adopté en première lecture.
Le collectif Moutons noirs, qui regroupe les gays, lesbiennes et transsexuels, n'a d'ailleurs pas attendu pour crier victoire devant le parlement. "Nous ressentons une joie profonde", a déclaré à l'AFP l'un de ses membres Mauricio Coitino.
A l'inverse, l'archevêque de Montevideo, Nicolas Cotugno, a dénoncé un projet qui ne "respecte pas l'intérêt supérieur de l'enfant".
Avant l'Uruguay, seule une poignée de pays avait déjà autorisé les couples homosexuels à adopter des enfants.
En Europe, le premier fut les Pays-Bas en 2001, rejoint par la suite par la Suède, l'Angleterre, le pays de Galles, l'Espagne, l'Islande, la Belgique, la Norvège et le Danemark.
Aux Etats-Unis, deux femmes ont pu légalement adopter un enfant pour la première fois en 1986 en Californie. Depuis, 14 Etats ont suivi le mouvement et la majorité des provinces canadiennes permettent aussi aux couples gays d'adopter.
C'est également le cas dans deux Etats australiens et en Afrique du Sud depuis 2002.
L'an dernier, le parquet israélien a aussi facilité les démarches pour les couples homosexuels souhaitant adopter des enfants.
En Amérique latine, plus grande région catholique de la planète avec plus de 500 millions de fidèles, cette décision s'apparente néanmoins à une grande première.
L'Uruguay, petit pays de 3,5 millions d'habitants, s'était déjà démarqué de ses voisins plutôt conservateurs sur le plan des moeurs en autorisant l'an dernier une union civile entre gays, similaire au Pacs en vigueur en France.
En mai, Tabare Vazquez, premier président de gauche de l'histoire de l'Uruguay, a également aboli une règle qui interdisait aux homosexuels l'accès aux écoles militaires en raison de leur "trouble d'identité".
"L'Uruguay a une longue tradition d'avant-garde en faveur des droits des minorités, une volonté d'avancer rapidement sur ces questions", avait alors expliqué à l'AFP Adolfo Garcé, professeur en sciences sociales à l'Université de la République de Montevideo.
La forte immigration d'Européens au XXe siècle, notamment des Espagnols ayant fui la guerre civile, a doté le pays d'une "culture politique progressiste et laïque", expliquait-il. Sous cette influence, l'Uruguay fut le premier pays latino-américain à légaliser le divorce en 1907 ou à accorder le droit de vote aux femmes en 1932.
En revanche, les Uruguayennes n'ont toujours pas le droit d'avorter. A la surprise générale, le président et ancien médecin Tabaré Vazquez avait mis l'an dernier son veto à un projet de loi légalisant l'interruption volontaire de grossesse, en invoquant des "principes éthiques".
La Cour constitutionnelle allemande a confirmé le droit pour un homosexuel vivant en couple d'adopter l'enfant de son conjoint, dans un arrêt publié ce mardi. Elle a ainsi infirmé un jugement rendu par le tribunal d'instance de Schweinfurt, qui avait interdit à une femme d'adopter l'enfant de sa partenaire, et ce malgré l'accord du père biologique et des services de protection de l'enfance.
Le pape Benoît 16 a estimé ce matin, mardi 17 mars, que le problème du sida ne «peut pas être réglé» par la «distribution de préservatifs», lors d'une conférence de presse à bord de l'avion qui le conduisait à Yaoundé pour son premier voyage en Afrique. «On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème», a-t-il dit à bord de l'avion papal. Le pape a estimé que la solution passait par «un réveil spirituel et humain» et l'«amitié pour les souffrants».
Plus dur à prononcer, mais plus facile à assumer pour le gouvernement.
En pleine polémique sur le fichier policier Edvige, la ministre de l'Intérieur a dû s'expliquer mardi sur un autre fichier moins connu car classé secret défense... Son nom: Cristina.
Michèle Alliot-Marie a estimé qu'il n'était "pas sérieux" de demander la suppression de Cristina, créé en même temps que le fichier Edvige
.
Mais c'est quoi Cristina?
"Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux) est un fichier mis à la disposition de la toute nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), surnommé le 'FBI' à la française. Cette entité résultant de la fusion de la DST et une partie des Renseignements généraux", indique la voix de off du reportage de France 3 (voir ci-dessous).
Quelles sont ses missions?
- la lutte contre le terrorisme
- le contre-espionnage
- la sécurité économique
- la surveillance des mouvements subversifs
Pourquoi Cristina est-il classé secret défense?
"Ce fichier est un fichier de souveraineté. C'est à dire qu'il est classé secret défense. Du coup, son décret n'est pas publié au Journal Officiel. La Cnil n'a pas de contrôle dessus. On imagine mal que l'on porte sur la voie publique le nom des agents français du contre-espionnage ou les noms de terroristes repertoriés dans ce fichier", explique Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
(Source: France 3)
Qui demande la suppression de ce fichier?
Onze associations, notamment la Ligue des droits de l'Homme, Aides, le Syndicat de la magistrature, la CFDT, la CGT ou encore le FSU, ont déposé le 29 août "un recours en annulation du décret non publié" créant Cristina, selon des sources judiciaires.
Pour quelles raisons?
Sur ce fichier, "la Cnil a donné un avis favorable avec réserve sans que nous sachions quelles sont ces réserves", explique Hélène Masse, avocate des associations contre Cristina. Selon elle, "les associations ont donc de bonnes raisons de s'inquiéter du fichier Cristina".
L'objectif du recours?
"Ce n'est n'est pas de remettre en cause le fichier Cristina en tant que tel mais de savoir quel est son objet et de savoir si c'est bien un fichier qui peut ne pas être publié [au Journal officiel, ndlr]", assure Hélène Masse.
Infos : http://www.lepost.fr

(Reuters)

Reuters

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