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  • Qui a peur de l'dentité nationale ?

    Le 27/10/2009 à 12:01Lu dans la presseCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    Crédits photo : Le Figaro

    EDITO - «Alors que l'immigration a profondément changé la physionomie de la France, que la mondialisation est un fait, s'interroger sur l'identité nationale n'est pas saugrenu». Par Paul-Henri du Limbert.

    Demandez à un homme de gauche de vous parler des valeurs de la République, il sera intarissable et souvent émouvant. Dites-lui que tout cela forme l'identité d'un peuple, il commencera à vous regarder de travers. Et ajoutez que cette « identité nationale » est la grandeur de la France, il vous tournera le dos.

    Nicolas Sarkozy connaît par cœur la gauche française, ses tabous et ses contradictions. Et c'est bien pourquoi il lance aujourd'hui, par l'intermédiaire d'un ancien responsable PS, Éric Besson, ce grand débat sur l'identité nationale. Le PS n'a que des coups à prendre.

    Pourtant, s'ils n'avaient pas peur de leur ombre, les socialistes pourraient se saisir de ce débat d'une façon volontariste et en profiter pour remettre leurs idées au clair. Au lieu de dire, comme Vincent Peillon, que la burqa «ne menace pas» l'identité du pays alors que chacun est persuadé du contraire, ils pourraient s'interroger sur les dérives du communautarisme, qui jour après jour ronge la chère «République une et indivisible». Il est arrivé souvent à Jean-Pierre Chevènement de tempêter contre cette gauche oublieuse de son histoire et de son corps de doctrine, mais ce fut en vain. Il y a vingt-cinq ans, alors ministre de l'Éducation, il avait suggéré que l'on chante La Marseillaise à l'école. Ses camarades d'alors lui avaient conseillé de calmer ses ardeurs républicaines.

    Un quart de siècle plus tard, alors que l'immigration a profondément changé la physionomie de la France, que la mondialisation est un fait, s'interroger sur l'identité nationale n'est pas saugrenu. C'est, par exemple, ce qui anime le maire PCF de Vénissieux, André Gerin, quand il lance le débat sur l'interdiction de la burqa. Il explique fréquemment que dans sa commune on parle et pratique toutes les langues et toutes les religions du monde, et que si on ne définit pas quelques valeurs communes, on court à la catastrophe. On connaît beaucoup de maires socialistes, de petites ou de grandes villes, qui en privé disent la même chose mais se taisent en public « pour ne pas faire le jeu du Front national ». Cette politique de l'autruche leur a valu le cuisant 21 avril 2002 et la défiance de la classe ouvrière.

    À cinq mois des régionales, il y a bien sûr dans le lancement de ce débat une part de tactique. Quand Mitterrand, avant chaque élection, évoquait le droit de vote pour les immigrés dans le but de favoriser le vote FN et d'affaiblir la droite, on criait au génie politique. Nicolas Sarkozy n'est pas obligé d'être moins habile que son prédécesseur.

  • Coup de gueule contre les communautaristes gay !

    Le 23/10/2009 à 01:38Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Par Rand F., Cannes (06)

    Quand les homos eux-mêmes en ont marre des communautaristes qui parlent en leur nom.

    L'homophobie, un odieux chantage (droits réservés)
    L'homophobie, un odieux chantage (droits réservés)

    NB : Ce texte est un point de vue extérieur à l'Observatoire du communautarisme. Il est publié dans la rubrique "Contradictions" qui est ouverte aux tribunes libres et aux critiques du travail et de la production de l'Observatoire.

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    Il est affligeant de constater le niveau atteint par la soi-disant communauté homosexuelle sur le plan politique.

    Il aurait suffit pour un hétérosexuel de prononcer cette phrase pour qu'il soit tout de suite taxé d'homophobie. Mais le truc c'est que ce constat je le fais moi même en tant qu'homosexuel. Cela dit, ça n'empêchera pas les activistes communautaristes gay de me traiter d'homophobe aussi. Pour eux, un "détracteur" hétérosexuel est homophobe car il voue une haine à celui qui est différent, et le détracteur homosexuel par contre, est homophobe car il voue une haine à lui-même et donc à ses semblables. En temps de guerre ils appelleraient le premier l'ennemi, et le second le traître.

    Il a toujours été simple pour les activistes gay de simplifier les choses à ce point, ou de les exagérer. Cela vient tout simplement de leur absence d'arguments convaincants pour faire avancer leur agenda politique. Donc pour faire plier la société et le pouvoir politique, il n'ont qu'une seule arme de combat : l'accusation d'homophobie ! Pour eux, l'homophobie c'est la haine tenace et éternelle que voue la société aux homosexuels pour le simple fait qu'ils sont attirés par une personne de même sexe. Très franchement, cette homophobie n'existe pas si on enlève évidemment les quelques rares extrémistes et autres agités du bulbe qui, rappelons-le, ne s'attaquent pas seulement aux homosexuels. La plupart des gens sont indifférents aux homosexuels tant qu'ils ne les heurtent pas.

    Si l'homophobie existe, il faut alors la chercher ailleurs.

    L'homophobie que tous les homosexuels ont connue, ce fut, dans une certaine période de leur vie, la peur d'admettre ce qu'ils sont. La peur de l'homosexualité qui conduit la plupart d'entre nous à "refouler" leur sexualité pendant un certain temps.

    Ce comportement ridicule des activistes gay se reflète bien dans leur activisme lui-même. Il est entièrement basé sur la culpabilisation de la société, et comme je l'ai dis plus haut, l'accusation d'homophobie qui est suspendue comme une épée de Damoclès au-dessus de chaque table de débat. Face à l'apathie ou l'indifférence de beaucoup d'homosexuels, les activistes gay ont pu se former en lobby et ont pris la parole au nom de tous, alors que rien ne rend légitime ce statut. A partir de là s'est formée une nébuleuse rose qui étend tous ses tentacules sur plusieurs domaines.

    Dans le domaine politique, la "Marche des Fiertés Gay, Lesbiennes Trans et Bi", anciennement appelée "Gay Pride", est l'exemple même de ce militantisme inquisiteur. L'épreuve de force démontrée dans ce défilé -qui est loin d'être représentatif des Français homosexuels- repose sur l'embrigadement des manifestants dans des manipulations politiques. C'est tout devant, en tête de cortège, qu'il faut aller pour apercevoir les tireurs de ficelles. Associations, politiciens -originellement de gauche mais de plus en plus rejoints par la droite (système de rivalité des partis oblige)- et lobbies commerciaux défilent dans le seul but qu'ils ont en commun : leur propre intérêt égoïste. Mais évidement, pour voiler ces intérêts égoïstes, il faut les présenter de manière "humanitaire" et "solidaire" de la souffrance imaginaire des homosexuels face à la cruauté de la société de nos temps modernes, en imposant des revendications comme le mariage et l'adoption pour les homosexuels, ou encore des lois anti-homophobie qui, vu combien elles sont élargies par les communautaristes gay, me mèneraient droit en prison pour cet article. Le magazine Têtu étant l'organe de propagande et Act Up la milice armée, le totalitarisme rose semble émerger petit à petit.

    Dans le domaine culturo-économique, on retrouve ce fameux magazine qui n'est là que pour enrôler la jeunesse homosexuelle dans de nouvelles croisades du bien contre le mal. Une propagande conformiste est entretenue envers les homosexuels et surtout les plus jeunes pour leur faire croire, que face à la terreur homophobe, ils doivent se considérer comme une communauté et suivre aveuglément ses chefs. Car l'union fait la force. D'où la construction de ce système communautaire et culturel autour des homosexuels. Selon les communautaristes roses, les homosexuels sont une Nation (le fondateur américain d’Act Up, Larry Kramer, dit "Our People" en parlant des homos !) avec son histoire, sa culture, son drapeau (arc-en-ciel), etc.

    L'homosexualité n'est qu'une caractéristique relevant du domaine privé. Cela vaut pour chaque personne et il est tout simplement logique d'admettre que cette supposée communauté n'est rien d'autre qu'un mythe qui ne peut être entretenu que par l'illusion, la manipulation et cette mise en scène systématique du danger commun : l'homophobie et l'hostilité de l'Autre.

    En découle un des pires aspects de cette communautarisation : le Milieu gay. Une spirale infernale alimentée par l'appât du gain, et la présence constante de la consommation et du Sex rapide et facile. Un conglomérat qui fut d'abord présenté comme une solution à l'isolation des homosexuels avant "la tolérance officielle" des années 80, mais qui s'est révélé être la pire forme de vie d'un groupe de population et qui, si elle devait s'étendre en-dehors de sa base parisienne (pour l'instant) aux homos qui sont déjà trop nombreux à en être dépendants, représenterait tout ce qu'il y a de plus déshumanisant et méprisant pour les homosexuels.

    En sortant de ce brouillard rosâtre, on peut donc constater que ce n'est pas l'homophobie imaginaire qui menace et nuit aux homosexuels, mais plutôt ce que l'égoïsme et la soif de pouvoir du communautarisme gay ont contribué à construire.

     

  • L'Uruguay pionnier latino-américain pour l'adoption par les homosexuels

    Le 28/08/2009 à 08:50Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Des militants homosexuels manifestent

    contre l'homophobie devant le siège du parlement

    à Montevideo, le 17 mai 2007

    De Yanina OLIVERA (AFP)


    MONTEVIDEO — L'Uruguay confirme son statut de pionnier en matière de moeurs en Amérique latine, en étant le premier pays de cette région plutôt conservatrice en passe d'autoriser l'adoption par les couples homosexuels.

    La chambre des députés de ce petit pays de 3,4 millions d'habitants a adopté jeudi un projet de loi en ce sens "par 40 voix sur 53", a déclaré à l'AFP Jaime Trobo, député du parti national (opposition).

    Le texte doit encore retourner au Sénat, puisque les députés ont apporté quelques modifications de pure forme au projet initial, mais il s'agit d'une formalité puisque la chambre haute l'avait déjà adopté en première lecture.

    Le collectif Moutons noirs, qui regroupe les gays, lesbiennes et transsexuels, n'a d'ailleurs pas attendu pour crier victoire devant le parlement. "Nous ressentons une joie profonde", a déclaré à l'AFP l'un de ses membres Mauricio Coitino.

    A l'inverse, l'archevêque de Montevideo, Nicolas Cotugno, a dénoncé un projet qui ne "respecte pas l'intérêt supérieur de l'enfant".

    Avant l'Uruguay, seule une poignée de pays avait déjà autorisé les couples homosexuels à adopter des enfants.

    En Europe, le premier fut les Pays-Bas en 2001, rejoint par la suite par la Suède, l'Angleterre, le pays de Galles, l'Espagne, l'Islande, la Belgique, la Norvège et le Danemark.

    Aux Etats-Unis, deux femmes ont pu légalement adopter un enfant pour la première fois en 1986 en Californie. Depuis, 14 Etats ont suivi le mouvement et la majorité des provinces canadiennes permettent aussi aux couples gays d'adopter.

    C'est également le cas dans deux Etats australiens et en Afrique du Sud depuis 2002.

    L'an dernier, le parquet israélien a aussi facilité les démarches pour les couples homosexuels souhaitant adopter des enfants.

    En Amérique latine, plus grande région catholique de la planète avec plus de 500 millions de fidèles, cette décision s'apparente néanmoins à une grande première.

    L'Uruguay, petit pays de 3,5 millions d'habitants, s'était déjà démarqué de ses voisins plutôt conservateurs sur le plan des moeurs en autorisant l'an dernier une union civile entre gays, similaire au Pacs en vigueur en France.

    En mai, Tabare Vazquez, premier président de gauche de l'histoire de l'Uruguay, a également aboli une règle qui interdisait aux homosexuels l'accès aux écoles militaires en raison de leur "trouble d'identité".

    "L'Uruguay a une longue tradition d'avant-garde en faveur des droits des minorités, une volonté d'avancer rapidement sur ces questions", avait alors expliqué à l'AFP Adolfo Garcé, professeur en sciences sociales à l'Université de la République de Montevideo.

    La forte immigration d'Européens au XXe siècle, notamment des Espagnols ayant fui la guerre civile, a doté le pays d'une "culture politique progressiste et laïque", expliquait-il. Sous cette influence, l'Uruguay fut le premier pays latino-américain à légaliser le divorce en 1907 ou à accorder le droit de vote aux femmes en 1932.

    En revanche, les Uruguayennes n'ont toujours pas le droit d'avorter. A la surprise générale, le président et ancien médecin Tabaré Vazquez avait mis l'an dernier son veto à un projet de loi légalisant l'interruption volontaire de grossesse, en invoquant des "principes éthiques".

  • La justice allemande confirme le droit d'adoption limité des homosexuels

    Le 28/08/2009 à 08:49Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    La Cour constitutionnelle allemande a confirmé le droit pour un homosexuel vivant en couple d'adopter l'enfant de son conjoint, dans un arrêt publié ce mardi. Elle a ainsi infirmé un jugement rendu par le tribunal d'instance de Schweinfurt, qui avait interdit à une femme d'adopter l'enfant de sa partenaire, et ce malgré l'accord du père biologique et des services de protection de l'enfance.


    Les juges constitutionnels ont estimé que le lien biologique ne saurait primer à tout prix sur « la communauté de responsabilité socio-familiale ». Depuis 2001, en Allemagne, une personne homosexuelle peut adopter l'enfant de son ou sa partenaire, né d'une précédente relation, à condition que le couple ait officiellement contracté un « partenariat de vie », une sorte de Pacs allemand. En revanche, les homosexuels en Allemagne ne peuvent pas prétendre en tant que couple à l'adoption d'un enfant, alors que c'est autorisé dans plusieurs pays européens tels que les Pays-Bas ou l'Espagne.

    Info :
    http://www.ouest-france.fr/

  • communiqué de presse du pape Benoit 16

    Le 18/03/2009 à 03:54Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le pape Benoît 16 a estimé ce matin, mardi 17 mars, que le problème du sida ne «peut pas être réglé» par la «distribution de préservatifs», lors d'une conférence de presse à bord de l'avion qui le conduisait à Yaoundé pour son premier voyage en Afrique. «On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème», a-t-il dit à bord de l'avion papal. Le pape a estimé que la solution passait par «un réveil spirituel et humain» et l'«amitié pour les souffrants».

  • Edvirsp, le nouveau nom d'Edvige

    Le 24/09/2008 à 16:31Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Plus dur à prononcer, mais plus facile à assumer pour le gouvernement.

    Edvirsp, le nouveau nom d'Edvige
    Edvirsp, le nouveau nom d'Edvige
    © Tim Pannell/Corbis

    Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) est devenu Edvirsp (Exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique). Au-delà de ce simple changement cosmétique, on se rend compte, à la lecture du document que s'est procuré France Info, que le gouvernement a bel et bien reculé sur les sujets qui avaient causé la polémique depuis plusieurs semaines.

    Plus de données personnelles, ou presque

    On peut y lire que les données personnelles ne peuvent plus être collectées, sauf celles "dont l’activité indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique" ou à celles "faisant l’objet d’enquêtes administratives". Ce dernier cas s'applique quand quelqu'un veut entrer dans la haute fonction publique ou dans le domaine de la sécurité.

    On ne parle plus de ficher tout ce qui touche à la santé ou la vie sexuelle et encore moins des données sur les personnalités.

    Des restrictions pour la fiche des mineurs

    En ce qui concerne les mineurs, leurs données seront effacées lors de leur 18ème anniversaire. Sauf s'ils refont des leurs pendant leur jeunesse: dans ce cas, c'est jusqu'à leur 21ème anniversaire que seront conservées les données.

    La mouture définitive du décret sera promulguée dans un mois.

    par Yohan
  • Le gouvernement cherche à se sortir d'un mauvais pas

    Le 24/09/2008 à 16:24Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    L'annonce du nouveau décret Edvige est-elle une victoire pour la LDH ?

    - Pour le collectif "Non à Edvige" dont la LDH fait partie c'est un succès non négligeable. Mais l'essentiel reste devant nous, parce que l'essentiel c'est le fichage des enfants et pour ce point, naturellement, le gouvernement s'est bien gardé de reculer. Il a maintenu ce qui était le cœur du premier dispositif. Mais, c'est un premier succès encourageant et il faut continuer.

    Les principaux points litigieux comme l'orientation sexuelle et la santé seront exclus du nouveau décret. Pensez-vous comme François Hollande qu'il subsiste des "points d'ombres" ?

    - Bien-entendu. Non seulement, il subsiste des points d'ombre et surtout nous savons qu'aucune des affirmations du premier ministre ne garantit quoi que ce soit. Le président de la CNIL a écrit dans une interview récente qu'elle savait parfaitement que la santé et l'orientation sexuelle était contenue dans le fichier des RG (renseignements généraux) et, que c'était de notoriété publique. Donc, nous savons maintenant de manière officielle que la CNIL qui est l'Autorité chargée de protéger les libertés face aux fichiers sait que la police viole la loi en inscrivant dans le fichier des RG, qui est homosexuel, qui a le sida, qui est séropositif, etc… La CNIL le sait et elle ne peut rien faire. Donc, lorsque l'on nous dit "nous n'allons pas mettre dans Edvige la santé et l'orientation sexuelle" et bien nous savons ce que cela veut dire. Nous n'aurons aucune garantie que la loi ne continue pas à être violée. Pourquoi voulez-vous que la CNIL puisse faire ce qu'elle n'arrive pas à faire par rapport à l'ancien fichier ? Ce sont des reculs significatifs, cela montre que la mobilisation a payé mais pour le moment, nous n'avons aucune garantie donc, il faut continuer à se mobiliser pour les obtenir.

    Vous réclamiez l'abandon d'Edvige, est-ce toujours le cas ?

    - Bien-entendu, parce que ce que nous voulons c'est le retrait d'Edvige et l'ouverture d'un débat démocratique sur la protection des libertés face à l'ensemble des fichiers. Il y a l'arbre Edvige et la forêt autour. On a besoin d'une protection sérieuse des libertés et de la vie privée contre l'ensemble des fichages policiers et, cela suppose une autorité de contrôle qui ait des pouvoirs et des moyens. Compte-tenu de ce qu'est la Constitution en France il faut une loi. Je suis un peu étonnée que le gouvernement persiste à faire des décrets alors que l'article 34 de la Constitution donne compétence à la loi en la matière. Dans toutes les autres démocraties, la protection de la liberté c'est la loi. Il n'y a aucune raison pour que nous changions d'avis parce que le gouvernement cherche à se sortir du mauvais pas dans le quel il s'est fourré.

    Interview de Jean-Pierre Dubois par Emilie Jardin
    (le vendredi 19 septembre 2008)

    par Yohan
  • Edvige a une soeur elle s'appelle Cristina !

    Le 12/09/2008 à 12:58Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    En pleine polémique sur le fichier policier Edvige, la ministre de l'Intérieur a dû s'expliquer mardi sur un autre fichier moins connu car classé secret défense... Son nom: Cristina.

    Michèle Alliot-Marie a estimé qu'il n'était "pas sérieux" de demander la suppression de Cristina, créé en même temps que le fichier Edvige

    .

    Mais c'est quoi Cristina?
    "Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux) est un fichier mis à la disposition de la toute nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), surnommé le 'FBI' à la française. Cette entité résultant de la fusion de la DST et une partie des Renseignements généraux", indique la voix de off du reportage de France 3 (voir ci-dessous).

    Quelles sont ses missions?
    - la lutte contre le terrorisme
    - le contre-espionnage
    - la sécurité économique
    - la surveillance des mouvements subversifs

    Pourquoi Cristina est-il classé secret défense?
    "Ce fichier est un fichier de souveraineté. C'est à dire qu'il est classé secret défense. Du coup, son décret n'est pas publié au Journal Officiel. La Cnil n'a pas de contrôle dessus. On imagine mal que l'on porte sur la voie publique le nom des agents français du contre-espionnage ou les noms de terroristes repertoriés dans ce fichier", explique Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.


    (Source: France 3)

    Qui demande la suppression de ce fichier?
    Onze associations, notamment la Ligue des droits de l'Homme, Aides, le Syndicat de la magistrature, la CFDT, la CGT ou encore le FSU, ont déposé le 29 août "un recours en annulation du décret non publié" créant Cristina, selon des sources judiciaires.

    Pour quelles raisons?
    Sur ce fichier, "la Cnil a donné un avis favorable avec réserve sans que nous sachions quelles sont ces réserves", explique Hélène Masse, avocate des associations contre Cristina. Selon elle, "les associations ont donc de bonnes raisons de s'inquiéter du fichier Cristina".

    L'objectif du recours?
    "Ce n'est n'est pas de remettre en cause le fichier Cristina en tant que tel mais de savoir quel est son objet et de savoir si c'est bien un fichier qui peut ne pas être publié [au Journal officiel, ndlr]", assure Hélène Masse.

    Infos : http://www.lepost.fr

    par Yohan
  • Un collectif d'associations dépose un recours contre le fichier Cristina

    Le 10/09/2008 à 12:21Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Onze associations ont déposé, le 29 août, "un recours en annulation du décret non publié" créant Cristina, un fichier mis à la disposition de la Direction centrale du renseignement intérieur et qui recense des données "rigoureusement identiques" à celles contenues dans Edvige.

    (Reuters)

    (Reuters)

    Un recours devant le Conseil d'Etat a été déposé par un collectif d'associations, afin de demander l'annulation d'un fichier classé secret-défense, baptisé Cristina, a-t-on appris lundi 8 septembre de source judiciaire. Celui-ci recense des données similaires à celles du fichier policier Edvige.
    Le 29 août, onze associations, notamment la Ligue des droits de l'Homme, Aides, le Syndicat de la magistrature, la CFDT, la CGT ou encore la FSU, ont déposé "un recours en annulation du décret non publié" créant Cristina.

    Fichier secret-défense

    Cristina, acronyme de "Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux" est un fichier mis à la disposition de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). La DCRI a notamment absorbé la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage) et une partie de l'activité des Renseignements généraux (RG).
    Selon son décret de création paru le 28 juin au Journal officiel (JO), la DCRI a pour missions "la surveillance des individus, groupes, organisations et l'analyse des phénomènes de société, susceptibles, par leur caractère radical, leur inspiration ou leurs modes d'action, de porter atteinte à la sécurité nationale".
    Le décret instituant le fichier Cristina n'a pas été publié compte tenu de son classement secret-défense, contrairement à celui paru le 1er juillet au JO et créant le fichier Edvige, dont est dotée la nouvelle Direction centrale de la sécurité publique (DCSP).

    "Avis favorable avec réserves" de la Cnil


    Le fichier policier Edvige, qui permet la collecte d'informations sur toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", dès l'âge de 13 ans, ainsi que sur les responsables politiques et syndicaux, a suscité un tollé. Une dizaine de recours en annulation ont été déposés auprès du Conseil d'Etat, qui devrait les examiner d'ici la fin de l'année.
    Selon une source proche du dossier, Cristina recense des données "rigoureusement identiques" à celles contenues dans Edvige et ne diffère que par ses "finalités" de contre-terrorisme et contre-espionnage.
    Dans une délibération mentionnée au JO du 1er juillet mais dont le contenu n'a pas été publié, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a émis un "avis favorable avec réserves" au sujet de Cristina.

    NOUVELOBS.COM | 10.09.2008 | 07:52



    Et de deux !

    Au moins Christina semble avoir été bloqué à temps !?

    Toujours est-il qu'il faut rester vigilant car le gouvernement pourrait revenir à la charge avec ce fichier.

    par Yohan
  • Edvige: «Il suffira de participer à une manif pour être fiché !»

    Le 05/09/2008 à 13:25Lu dans la presseCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    La plus haute juridiction administrative va examiner les 13 recours déposées par associations et politiques contre ce fichier de renseignement, où pourront être recensées les personnes dès l'âge de 13 ans. La contestation s'amplifie : une pétition a recueilli plus de 100.000 signatures.

    Reuters

    Reuters

    Le Conseil d'Etat devrait rendre fin décembre sa décision sur la légalité du fichier policier Edvige, contre lequel de nombreuses associations et personnalités politiques ont déposé des recours, a-t-on appris jeudi 4 septembre auprès de la plus haute juridiction administrative.
    Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige) permet de recenser dès 13 ans, des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".
    Ce fichier policier a suscité un tollé chez les défenseurs des droits de l'Homme et l'opposition, tandis qu'une pétition demande sa suppression.
    "Edvige, Big Sister, polémique sur l'hyperfichier policier", titre en Une le journal Libération, dans son édition du jeudi 4 septembre.

    Treize recours

    Le Conseil d'Etat a enregistré jeudi 13 recours déposés notamment par 12 organisations (Aides, CFDT, CGT, de la Ligue des droits de l'Homme, Syndicat de la magistrature...), par les syndicats Sud-Travail et Union syndicale des magistrats, par le Conseil national des barreaux ou encore des personnalités comme le président du Modem François Bayrou et la présidente de Cap-21 Corinne Lepage.
    Le Conseil d'Etat va d'abord instruire les différents recours et étudier leur recevabilité avant de programmer une audience début décembre puis de rendre vraisemblablement sa décision à la fin de l'année, a-t-on indiqué au sein du Conseil.


    Plus de 100.000 signatures

    Ce sont les associations qui ont dégainées les premières. Dès le lendemain de l'annonce officielle de sa création, la Ligue des droits de l'Homme, un syndicat d'éducateurs et la LCR font part de leurs critiques. Un collectif se constitue, dénonçant "une dérive sécuritaire". Près de 700 organisations, collectifs, partis et syndicats, dont les mouvements de Défenses des homosexuels, Aides, la CFDT, la CGT, la LDH, en font partie.
    Vendredi dernier, une douzaine d'associations et d'organisations syndicales ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat.
    Le mouvement a également gagné les citoyens : une pétition, "Non à Edvige", lancée par internet par le collectif le 10 juillet, a franchi mercredi la barre des 100.000 signatures. L'indignation a également gagné la classe politique. Après le président du Modem François Bayrou, qui lundi, a déposé un recours devant le Conseil d'Etat et appelé les élus français à "un mouvement de refus républicain" (> Lire), le PS a lui aussi fait part de son indignation. Mardi, le parti a indiqué partager "la très vive inquiétude que suscite la création du fichier Edvige" et demandé au gouvernement "de retirer le décret" créant ce ficher et "de s'expliquer devant le parlement". > Lire

    "Surenchère sécuritaire"

    "Edvige va dans le sens de la surenchère sécuritaire", analyse l'avocat pénaliste Jean-Marc Fedida dans Libération. "Cela dénote un rapport de suspicion de l'Etat à l'égard des citoyens dont chacun est présumé source de danger". "Edvige est un copier-coller du décret de 1991 sur le fichier des Renseignement généraux", tempère, toujours dans Libération, Alain Bauer, spécialiste des questions de sécurité. "C'est nouveau, mais pour les amnésique. Les mineurs sont fichés depuis l'ordonnance de 1945. La vraie question est donc : faut-il ficher les mineurs ?" Malgré l'été, la mobilisation n'a pas faibli. Le collectif "Non à Edvige" a décidé de se réunir le 9 septembre prochain à Paris.
    Face aux critiques, du côté du ministère de l'Intérieur, on se déclare "confiant et serein", rappelant qu'Edvige ne diffère de l'ancien fichier des RG que sur deux points : "la prise en compte des mineurs et l'extension des données dites sensibles", dont les orientations sexuelles. Place Beauveau, on explique également qu'Edvige a été "validée par le Conseil d'Etat".

    Recensement dès 13 ans

    Créé par un décret du 1er juillet au Journal officiel, le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige) permet en effet de recenser dès 13 ans, avec de nombreux renseignements personnels, des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que celles exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif", sous réserve "que ces informations soient nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités.

    NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 11:25

    par Yohan

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